Du 8 au 11 octobre, les Espaces Info Energie organisent la fête de l'énergie. Un beau programme pour parler d'économies d'énergie avec des randonnées thématiques, des soirées théatre/ciné, des visites de maisons rénovées...
Le dimanche 11 octobre, notre maison sera ouverte aux visiteurs. A 10h aura lieu le test d'étanchéité final (réservation et ponctualité sont de rigueur). L'après midi nous vous proposons un atelier de découverte du terre/paille durant lequel vous serez invité à préparer et à mettre en œuvre ce "torchis" allégé dans des banches. Les inscriptions sont à faire auprès du CIER au 02 31 25 27 54 ou tl.cier@yahoo.fr.
Téléchargez le programme complet de la fête de l'énergie
Téléchargez l'extrait du dossier de presse concernant notre maison
Enfin comme Biomasse-Normandie (mon employeur) a beaucoup étudié le terre-paille dans les années 80, je ne résiste pas à partager avec vous cette étude, petite "pépite" issue de nos archives.
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Nous parlons ici de la renovation d'une maison en pierre en bâtiment basse consommation.
Libellés
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- Présentation (3)
- Terre (11)
mercredi 30 septembre 2015
jeudi 17 septembre 2015
Mur chauffant encore, encore !
Encore un peu de contenu interactif (voir le premier diaporama), cette fois ci dans la chambre du second. Pourquoi me direz vous ? parce que ça m'amuse essentiellement.
jeudi 27 août 2015
ITE Paille
Cette article relate l'Isolation Thermique par l’Extérieur (ITE pour les intimes) en bottes de paille du pignon nord-est donnant sur le jardin. Un bien beau défi !
Au départ le pignon de 45 m² est en pierre, sans ouverture. Il correspond aux murs donnant sur le premier et le deuxième étage de la maison. Le rez-de-chaussée est enterré. Un appentis avec 2 citernes à fioul y était accolé. Aucun souci pour y mettre une forte sur-épaisseur.
La première étape consiste à isoler le soubassement. La dalle béton est sciée, par bonheur elle n'est ni épaisse ni ferraillée. Dessous nous trouvons du remblais, relativement facile à décaisser sur 40cm de profondeur. Ensuite 2 couches de 5cm de polystyrène extrudé sont collées au mur. J'ai étudié la possibilité d'isoler en plaques de liège expansé, le coût m'en a dissuadé (35€/m² au lieu de 15 pour le polystyrène).
Mon cher oncle monte ensuite un rang d'agglo de chainage, puis coule du béton avec de la ferraille. C'est sur ce muret que reposera l'ossature bois. Il est impératif que l'ossature soit à au moins 20cm du sol, c'est à dire au dessus du niveau de rejaillissement des pluies. Enfin, l'espace restant est remplie de gravier.
L'équipe des charpentiers du pays d'auge est intervenue pour monter l'ossature (145*45) et créer le débord du toit. Ils ont travaillé 2 jours sous la pluie, mais le résultat est là. L'espacement entre montants verticaux est de 47cm, il correspond à la largeur "théorique" d'une botte de paille.
Avant de commencer à poser les bottes, nous avons mis en place un plastique pour bloquer toute remontée capillaire. Quelque soit la technique utilisée, il est indispensable de créer une rupture capillaire entre le soubassement et la paille.
Et c'est parti ! Après plusieurs essais infructueux, faut se rendre à l'évidence, les bottes de paille de mon voisin agriculteur ne sont pas calibrées à 47cm de large. Une seule solution : les retailler une par une à la tronçonneuse.
Les bottes sont rentrées en force entre les montants en position debout (ficelles verticales). Elles font 37cm d'épaisseur ce qui permet d'obtenir une résistance thermique de presque 7 !
Entre les montants et le mur, on intercale un isolant végétal (ici une fibre de bois).
Les rangs se montent petit à petit, une botte couvrant ~0.7m², l'ouvrage avance à vue d’œil. Le pare-pluie est également posé à l'avancement.
Le deuxième jour, Jean-Sé et Antonin sont venus nous prêter main forte, et ce soir là, nous atteignons le faitage juste avant la nuit.
Le lendemain, Romain, tonton Alain et mon père profite de la présence de l'échafaudage (gentiment prêté par les Charpentiers) pour barder la pointe du toit. Pour le choix du bardage, j'avais trouvé grâce au site de profession bois (http://bois-basse-normandie.com) du chêne local en planches larges (25€/m²). Mais là encore les contraintes budgétaires m'ont fortement orienté vers du douglas traité en promo chez Leroy Merlin (11.5€/m²). Si vous faites du bardage, n'oubliez pas qu'il doit être ventilé en haut et en bas, et que cette lame d'air est munie de grilles anti-rongeur hautes et basses.
La semaine suivante les charpentiers du pays d'auge sont revenus finir la couverture du débord du toit et démonter l'échafaudage. J'ai ensuite fini de coller le pare-pluie soit avec du mastic acrylique soit avec un mortier bâtard (2/3 chaux, 1/3 ciment). Maintenant il nous reste à re-poser l'appentis et à barder le bas du mur.
Si vous voulez vous lancer dans une aventure similaire, je vous conseille de lire :
C'était un chouette chantier, merci à tonton Alain, Romain, Jean-sé, Antonin et mon père pour leur précieuse aide. Merci aussi à Vincent Doussinault de l'Arpe et Samuel Courget pour leurs précieux conseils. Et merci enfin à Pascal Lemoine des charpentiers du pays d'Auge, qu'a parfaitement joué le jeu et qui est intervenu fin août pour coller avec mes congés.
Au départ le pignon de 45 m² est en pierre, sans ouverture. Il correspond aux murs donnant sur le premier et le deuxième étage de la maison. Le rez-de-chaussée est enterré. Un appentis avec 2 citernes à fioul y était accolé. Aucun souci pour y mettre une forte sur-épaisseur.
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La première étape consiste à isoler le soubassement. La dalle béton est sciée, par bonheur elle n'est ni épaisse ni ferraillée. Dessous nous trouvons du remblais, relativement facile à décaisser sur 40cm de profondeur. Ensuite 2 couches de 5cm de polystyrène extrudé sont collées au mur. J'ai étudié la possibilité d'isoler en plaques de liège expansé, le coût m'en a dissuadé (35€/m² au lieu de 15 pour le polystyrène).
Mon cher oncle monte ensuite un rang d'agglo de chainage, puis coule du béton avec de la ferraille. C'est sur ce muret que reposera l'ossature bois. Il est impératif que l'ossature soit à au moins 20cm du sol, c'est à dire au dessus du niveau de rejaillissement des pluies. Enfin, l'espace restant est remplie de gravier.
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L'équipe des charpentiers du pays d'auge est intervenue pour monter l'ossature (145*45) et créer le débord du toit. Ils ont travaillé 2 jours sous la pluie, mais le résultat est là. L'espacement entre montants verticaux est de 47cm, il correspond à la largeur "théorique" d'une botte de paille.
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Avant de commencer à poser les bottes, nous avons mis en place un plastique pour bloquer toute remontée capillaire. Quelque soit la technique utilisée, il est indispensable de créer une rupture capillaire entre le soubassement et la paille.
Les bottes sont rentrées en force entre les montants en position debout (ficelles verticales). Elles font 37cm d'épaisseur ce qui permet d'obtenir une résistance thermique de presque 7 !
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Bilan
Au final, nous avons mis en œuvre ~95 bottes achetées 100€. 17m² d'isolant végétal pour un coût de 120€. La préparation du soubassement nous a pris 1.5 jour. Pour le remplissage de l'ossature, nous étions 3 le premier jour et 4 le deuxième, 2 jours en tout. Enfin les charpentiers ont mis 2.5 / 3 jours pour l'ossature, le débord du toit et la couverture (montage et démontage de l'échafaudage compris).Si vous voulez vous lancer dans une aventure similaire, je vous conseille de lire :
- Règles professionnelles de construction en paille, Collectif, Editions Le moniteur. Ce sont les règles de l'art reconnues par le CSTB.
- La construction en paille, Luc Floissac, Editions terre vivante.
C'était un chouette chantier, merci à tonton Alain, Romain, Jean-sé, Antonin et mon père pour leur précieuse aide. Merci aussi à Vincent Doussinault de l'Arpe et Samuel Courget pour leurs précieux conseils. Et merci enfin à Pascal Lemoine des charpentiers du pays d'Auge, qu'a parfaitement joué le jeu et qui est intervenu fin août pour coller avec mes congés.
samedi 4 juillet 2015
Peinture des chambres
Alors dans les chambres, sur les murs en placo nous avons appliqué une peinture écolo végétale. Sur les murs chauffants en terre, un badigeon à la chaux teinté (en gris et bleu sur les photos). L'ensemble a été acheté chez logis nature, le magasin de produits écolo de Falaise.
Le badigeon est surprenant à poser, la chaux doit carboner pour que la teinte apparaisse. En bref quand on le pose, on voit pas ce qu'on fait, c'est très transparent on dirait de l'aquarelle. Alors on espère que la vendeuse à dit vrai et on fait les 2 passes en faisant des "X" avec une grosse brosse à badigeon. Et enfin, on prie, on attend, on patiente au moins 2 jours pour que la couleur définitive se fixe.
Ça se pose sur un support bien humidifié (pour que ça carbone pas trop vite), une mèche mélangeuse sur la perceuse est un bon allié, faut retouiller dans le seau régulièrement. Peinture minérale sans aucun solvant ou produit chimique, le badigeon a pour inconvénient de ne pas supporter les reprises, la couleur de la retouche sera bien différente.
Nous sommes au bout du compte un peu déçu du bleu qui est trop clair, trop couleur ciel, en tout cas très différent de ce que l'on a choisi sur le nuancier au magasin. C'est beau quand même. Je crois que c'est le propre du badigeon à la chaux d'être surprenant à poser et au rendu.
Le badigeon est surprenant à poser, la chaux doit carboner pour que la teinte apparaisse. En bref quand on le pose, on voit pas ce qu'on fait, c'est très transparent on dirait de l'aquarelle. Alors on espère que la vendeuse à dit vrai et on fait les 2 passes en faisant des "X" avec une grosse brosse à badigeon. Et enfin, on prie, on attend, on patiente au moins 2 jours pour que la couleur définitive se fixe.
Ça se pose sur un support bien humidifié (pour que ça carbone pas trop vite), une mèche mélangeuse sur la perceuse est un bon allié, faut retouiller dans le seau régulièrement. Peinture minérale sans aucun solvant ou produit chimique, le badigeon a pour inconvénient de ne pas supporter les reprises, la couleur de la retouche sera bien différente.
Nous sommes au bout du compte un peu déçu du bleu qui est trop clair, trop couleur ciel, en tout cas très différent de ce que l'on a choisi sur le nuancier au magasin. C'est beau quand même. Je crois que c'est le propre du badigeon à la chaux d'être surprenant à poser et au rendu.
vendredi 3 juillet 2015
Le parquet, la suite
Après les peintures des chambres, nous avons débâché le parquet et passé 2 couches d'huile dure. Pour les curieux c'est de l'huile acheté directement sur Oléobois.com
Pourquoi de l'huile dure plutôt que du vitrificateur ? Pour la qualité de l'air dans les chambres où nos enfants passeront du temps à jouer au sol bien sur !
Le rendu est très beau et met bien en valeur le chêne. En clair il est trop beau le parquet du premier ! Merci à Chloé, elle était désœuvrée pendant ses trop longues vacances, nous l'avons occupé un peu.
Pourquoi de l'huile dure plutôt que du vitrificateur ? Pour la qualité de l'air dans les chambres où nos enfants passeront du temps à jouer au sol bien sur !
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Le rendu est très beau et met bien en valeur le chêne. En clair il est trop beau le parquet du premier ! Merci à Chloé, elle était désœuvrée pendant ses trop longues vacances, nous l'avons occupé un peu.
samedi 27 juin 2015
Terre encore et toujours
Il s'agit d'un mur du rez-de-chaussée mitoyen avec le voisin qu'était très abimé une fois dépiqueté. On voyait les pierres maçonnées à la terre. Nous l'avons ré-enduit en terre-paille. Là, c'est la finition avec un enduit de décoration Argilus couleur taupe, le même que sur le fermacell à côté (cf l'article terre en déco).
D'abord faut bien humidifier le mur. Ensuite on pose l'enduit en une seule couche mince (~5mm), puis quand il commence à tirer on le serre avec un platoir plastique (ou bois). Et enfin on le fixe.
Il existe plein de recettes pour rendre plus solide et moins friable l'enduit terre. De base quand il est bien serré, c'est déjà pas si fragile que ça. Nous avons choisi un fixateur très écolo : le lait écrémé 0%. Au pinceau il laisse des marques qui peuvent créer un effet interessant (si c'est un choix). Au pulvérisateur c'est un effet satiné/durcisseur plus régulier. Dans tous les cas cela fait ressortir les imperfections et les défauts.
En conclusion, l'étape cruciale pour une belle esthétique c'est le lissage/serrage. Et pour réussir cette étape, faut être là au bon moment, quand l'enduit tire mais qu'il n'est pas sec.
Pour les terreux, je vous invite à lire l'excellent livre en ligne de l'association Levillage "Les enduits terre intérieur"
D'abord faut bien humidifier le mur. Ensuite on pose l'enduit en une seule couche mince (~5mm), puis quand il commence à tirer on le serre avec un platoir plastique (ou bois). Et enfin on le fixe.
Il existe plein de recettes pour rendre plus solide et moins friable l'enduit terre. De base quand il est bien serré, c'est déjà pas si fragile que ça. Nous avons choisi un fixateur très écolo : le lait écrémé 0%. Au pinceau il laisse des marques qui peuvent créer un effet interessant (si c'est un choix). Au pulvérisateur c'est un effet satiné/durcisseur plus régulier. Dans tous les cas cela fait ressortir les imperfections et les défauts.
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Pour les terreux, je vous invite à lire l'excellent livre en ligne de l'association Levillage "Les enduits terre intérieur"
jeudi 11 juin 2015
L'arrière cuisine
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